Parier Coupe du Monde 2018

Parier sur les outsiders de la Coupe du Monde 2018

Un bon moyen de parier gros sur le Mondial 2018 en Russie peut consister en pariant sur la présence d’un outsider en finale, voire sur la victoire de celui-ci. L’exemple récent du Portugal à l’Euro 2016 en France ou de la Grèce en 2004 a prouvé que sur une compétition internationale, tout était possible. Si un tel exploit semble compliqué à réaliser sur un Mondial, 4 équipes peuvent prétendre renverser la table et accrocher une étoile au-dessus de leur blason.

Le Portugal, bis repetita ?

equipe portugal

Et si Cristiano Ronaldo et sa bande réitéraient l’exploit de 2016 ? Alors que la sélection paraissait plus faible que pendant la génération dorée mais perdante de Figo, Rui Costa et consorts, les Lusitaniens ont refait le coup de la Grèce 2004 en s’imposant grâce à une défense solide sans gagner un match dans le temps réglementaire. Evidemment, les règles de qualifications au premier tour (le Portugal s’étant qualifié pour les quarts de finale en étant 3e de son groupe) ne permettront pas de réaliser le même hold-up. D’autant que les Portugais peuvent s’appuyer sur une équipe a priori plus forte qu’en 2016. Renato Sanches prend du galon dans les meilleures équipes d’Europe, même s’il peine encore à s’imposer, Bernardo Silva va bénéficier d’un an d’apprentissage auprès de Pep Guardiola et Cristiano Ronaldo semble plus fort que jamais. Parier sur le Portugal comme outsider de la Coupe du Monde 2018 peut s’avérer risqué, mais fructueux. Ceux qui l’ont fait en 2016 ne le regrettent pas.

L’Italie, toujours là quand il faut

equipe italie

« L’Italie, génération la plus faible depuis des décennies ». Avant l’Euro, peu de spécialistes voyaient l’Italie sortir même de la phase de poule de la compétition. Pourtant, elle s’en est sortie avec les honneurs face à la redoutable Allemagne, à la fin d’une séance de tirs au buts épiques marquée par l’étrange tir de Graziano Pellé. Aujourd’hui, l’Italie semble aller encore mieux. Elle compte toujours Gianluigi Buffon dans les buts, secondé par son successeur attitré Gianluigi Donnarumma. L’ex-défense de la Juventus Bonucci-Barzagli-Chiellini tiendra toujours la baraque avec l’avantage d’années d’expériences communes. Au milieu, Verratti devra prendre les commandes et alimenter une attaque pilotée par la révélation Andrea Bellotti, entouré pourquoi pas de Mario Balotelli ou du prodige du Milan AC Patrick Cutrone. Une équipe à prendre au sérieux, un pari sur l’Italie vainqueur de la Coupe du Monde 2018 pouvant présenter moins de risques que d’autres grandes sélections et rapporter plus que les classiques Allemagne, Brésil ou France.

L’Argentine, les espoirs Messi et Dybala

equipe argentine

Après une campagne de qualifications plus que compliquée, les Argentins devront réaliser une belle compétition pour se faire pardonner auprès de leur bouillant public. Les finalistes malheureux de la dernière édition s’appuieront comme d’habitude sur un potentiel offensif hallucinant, composé entre autres de Sergio Agüero, Angel Di Maria ou Paulo Dybala. Sans oublier bien entendu Léo Messi, qui aura 31 ans en Russie et dont ce pourrait être sa dernière Coupe du Monde au top de sa forme. L’albiceleste est également entraînée par un sélectionneur de renom, Jorge Sampaoli, dont la philosophie offensive s’accorde parfaitement avec le potentiel argentin. Si une victoire finale peut sembler compliquée à envisager au vu des difficultés récentes de l’équipe, un réveil de l’armada offensive argentine peut rendre crédible un bon parcours.

Le Chili, la surprise du chef ?

equipe chili

Sans doute le pari sur un outsider au Mondial 2018 le plus surprenant à première vue, mais qui s’avère moins fou qu’il n’y parait à y regarder de plus près. En effet, la Roja a remporté les deux dernières éditions de la Copa America, équivalent sud américain de l’Euro, devant les ogres brésiliens ou argentins. Pour réaliser cet exploit, dans la foulée de son excellent Mondial 2014 (éliminée en quarts de finale par le Brésil aux tirs au buts), elle s’appuie sur une génération exceptionnelle s’appuyant sur le travail de Jorge Sampaoli et désormais drivée par Juan Antonio Pizzi. Dans un jeu direct et rapide porté par sa star Alexis Sanchez, elle est également très difficile à manœuvrer du fait de sa légendaire grinta, parfaitement incarnée par le milieu de terrain Arturo Vidal.

 

D’autres sélections peuvent également avoir leur mot à dire durant la compétition la plus difficile et imprévisible du monde. On pense à l’Angleterre, qui tourne enfin la page de la génération maudite Gerrard/Lampard/Beckham/Owen. Intraitable en qualifications, elle semble cependant un peu trop faible et surtout inexpérimentée pour faire un si gros coup. Évoquons aussi la Colombie, surprise sexy du Mondial 2014 et très joueuse, emmenée par un Falcao retrouvé et un James Rodriguez à la relance au Bayern après un passage mitigé au Real. Enfin, la Belgique a beaucoup déçu en 2014 et 2016 mais a bien réussi sa campagne de qualifications, et s’avance avec un potentiel offensif impressionnant (Hazard, Lukaku, Mertens…)

Share Button